Les ASSEDIC

Quel titre explosif !
Mais quel bonheur, encore une administration ou le labeur rime avec honneur.
Comme j'aime l'administration. Non, je ne fais pas d'humour.
L'administration c'est une fête foraine, avec le petit bassin aux canards, nous tenons nos petites canes à pêche et nous les regardons tourner. Ils ont tous la même apparence, mais le plus beau, c'est celui qu'on arrive à pêcher.
Hier, je franchis donc les murs de cette administration, je lis qu'en cas de rendez-vous je dois me présenter à l'accueil, alors je prends ma place, je coupe le son du portable pour ne pas gêner l'atmosphère studieuse qui règne dans la place. Une dizaine de minutes s'écoulent et me voici arriver à la trace que je ne dois pas franchir par discrétion pour la personne précédente.
C'est mon tour... Je m'avance, un jeune homme, souriant me demande ma convocation, s'assure que j'ai tous mes papiers tout en ajoutant, « sauf bien sûr votre pièce d'identité vous l'aviez signalé »... Je lui suis déjà reconnaissante de se souvenir de ce petit détail. Il me propose de m'asseoir, puis m'apporte mon numéro, le 30 et j'attends. Encore une dizaine de minutes, puis une voix nasillarde appelle le numéro trente salle 16 premier étage. Bon, pas d'ascenseur en vue, je monte. Discrète la dame, je l'entends dire "ça va elle est arrivée ! »
Évidemment où voulait-elle que j'aille ? Je sors mon dossier, mes photocopies toutes fraîches, elle me demande ma pièce d'identité, je lui réponds que j'attends mon extrait de naissance. Elle me demande l'attestation, je lui réponds qu'il n'y en a pas besoin puisque la personne contactée au téléphone m'a dit que je la donnerai lorsque je l'aurai, de même que la dame de l'ANPE.
Cette dame explose !
C'est décidément impossible chez moi de ne pas déclencher d'orage. Est-ce que ça tient au calme que je feins, ou à ma tête, mon sourire ?Je m'interroge, en tout cas visiblement je n'ai encore rien compris.
L’ANPE n'a jamais pu dire ça ! Alors, je balance le nom de la dame et je lui dis appelez là ! ça ne marche jamais, ça non plus... Alors, j'écoute la leçon et je prends le parti d'appeler la comptabilité de mon employeur pour lui demander avant son départ en vacances l'attestation que les ASSEDIC me réclament !
Je me fais encore admonesté! Mais que fais-je au ASSEDIC ?
Je m'inscris ! Et bien non, la comptable très en colère elle, elle a décidé d'appeler la dame de l'ANPE pour cesser les fausses informations. J'en ai profité pour lui dire que son décret (comme quoi mon patron devait me trouver du travail) personne ne le connaissait et que ça faisait rire toute l'administration, (ça s'appelle décupler la colère de quelqu'un), mais j'atteste que c'est vrai. Enfin, la dame sortie de mon attestation était très sympathique, nous avons conversé longuement, mon dossier n'a pas avancé d'un pouce, elle a jeté un coup d'œil à sa montre, en a déduit que nous avions passé un agréable moment, les ASSEDIC fermaient. La femme de ménage avait déjà attaqué les escaliers, il n'était pas seize heures, pas d'oliviers en vue, pas de pin parasol, que des lauriers, juste des lauriers.....
Pour finir en beauté et dans le même article, il y avait la banque ce matin !
Je pars donc dans un état d'esprit assez douteux, devant lui annoncer qu'il lui faudrait comme moi attendre le mois de septembre en ne me refusant aucun prélèvement...
Et bien coup de chapeau pour cette femme. Humaine, généreuse et chaleureuse, si, si, il y en a aussi, nous avons beaucoup parlé, elle a compris ma situation, et elle veut bien m'accorder ce délai. Ouf, bien sûr que les prélèvements. Pas de chèques pas de carte, mais au moins les prélèvements, quel bonheur....
Je vais donc poursuivre mes investigations sur mes futures possibilités, mon entretien de licenciement est prévu pour le 9 août à 10 heures....
Mon premier licenciement, ce sera une sacrée journée...
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